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Journal de Cheng Pa

 
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Huang Jiao
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MessagePosté le: Sam 16 Nov - 12:16 (2013)    Sujet du message: Journal de Cheng Pa Répondre en citant

Le beau soleil nourricier du printemps posait les derniers rayons sur une longue journée paisible, dans la vallée des quatre vents. Cela faisait maintenant trois semaines que Cheng Pa, un moine voyageur, était venu échanger son savoir contre celui des fermiers de cette petite bourgade -et avait mis la main à la pâte comme tout le monde pour le labeur quotidien. Le soir venu, il s'isola dans le grenier de l'humble masure de la famille de fermiers qui avaient eu la générosité de l'héberger. Il ouvra la fenêtre en papier huilé qui donnait sur l'extérieur, puis se met à écrire à la lumière incroyable des étoiles, avec comme seule compagne une théière chaude et bien remplie de thé fumé local.
Citation:
Aujourd'hui, comme chaque jour, on me détrompe sur une multitude de certitudes que je m'étais forgées sur les gens de cette contrée. Tout d'abord, il ne sont pas mal éduqués -certes ils ne sont pas au fait des façons citadines- mais ils pourraient écrire des bibliothèques entières sur le savoir qu'ils ont acquis auprès de la terre et de leurs animaux. J'ignorais jusque-la qu'il suffisait d'un gros navet pour faire fuir une bande de virmens, ou qu'on pouvait connaître la qualité de la future récolte de choux rien qu'en plantant le doigt dans la terre et en appréciant le sens du vent.

Mais ce qui m'a le plus marqué ces derniers jours, c'est un art martial qu'il m'était inconnu jusque-là, pratiqué exclusivement par les femmes du village ! Comme les moines s'inspirent de la nature et des animaux pour développer leur art, ces femmes ont inventé des techniques stupéfiantes basées sur l'observation des gens eux-même.

Curieux d'en savoir plus, j'ai donc proposé un combat amical avec la femme de mon estimé hôte. Elle accepta, et nous nous mîmes en place sur la terre battue faisant face à la maison -et qui faisait office de place centrale du village. Les enfants hélèrent alors leurs amis, qui prévinrent leurs parents, et bientôt tout le village vint assister à notre échange ! Car ici, il n'était pas question d'individualité, tout se partageait : une des qualités extraordinaires que je trouve à ces gens.

A mon étonnement, elle s'inclina en me tendant la main, à la manière des plus distinguées dames de la ville. Poli, j'abandonnai le salut rituel pour lui serrer la patte. Elle profita alors de mon geste pour me prendre le bras, et me tirer puissamment derrière elle. Je n'avais pas compris que le combat avait déjà commencé que j'étais déjà face contre terre. Dans l'hilarité générale, je me relevais, hagard, la femme de mon hôte, Ling de son nom, m'observait avec son charmant air de matrone sévère, et me provoqua sur le ton de la plaisanterie : "Alors, c'est ça l'art des moines ? Ah ! La belle affaire !"

Son manque de respect n'était évidemment pas sincère, et je me contentais de sourire. Finalement, nous revoilà à combattre, et je dois bien admettre que sa technique était excellente, rien de ce que je connaissait ne se jouait ici. Elle évitait mes coups avec des mouvements qui n'avaient rien à voir avec ceux d'un combattant : elle dansait, comme l'on dansait ici à chaque moisson, prenant mes avant-bras pour m'emmener dans la valse. Elle me fit danser ainsi sans me frapper de longues minutes, puis profita d'un mouvement de danse élégant pour me donner... un coup de popotin, alors que je m'attendait à recevoir un revers de pied ou de poing au visage. Sans prétention, je suis tout de même un pandaren assez gros, mais la force mis dans ce coup de fesse me fit tituber sous le choc, sans doute l'entrain de la danse lui avait donné la force nécessaire. Immédiatement après, c'est bel et bien une grande gifle qui m'atteint sur le coté droit de la face, donnée avec tant de force que je sentit mon regard se troubler. Un acouphène survint alors, m'assourdissant du coté droit, coté précis ou Ling se mit à danser à nouveau, les mains ouvertes et les paumes vers le ciel, l'air heureuse comme jamais.

Désorienté, déséquilibré par la gifle, mes mains devinrent maladroites, et bientôt une seconde gifle m'atteignit du coté gauche cette fois, m'assourdissant pleinement. Me voyant tituber et défaillir, toujours les mains ouvertes vers le ciel, elle me tendit l'une de celles-ci pour m'aider à me ressaisir. Mais je n'allais pas me faire avoir deux fois de suite ! Cette fois, je tentais une clé de bras pour sauver l'honneur ! Mais elle vint la ruse venir, et se mit à effectuer un enchainement de gifles et de revers de gifle tout en virevoltant sur elle même, dans cette étrange posture qui m'était en tous points inconnue. C'est alors qu'elle tourna vivement sa tête, et c'est sa lourde tresse de cheveux qui me frappa en plein visage. Surpris, je ne su me défendre face à la grande gifle qui survint juste après, qui cette fois me fit tomber sur les fesses, sonné. Elle avait de la poigne !

Dans l'hilarité générale, elle me tendit la main pour m'aider, cette fois. Elle m'aida à me relever, puis, légèrement contrit, je lui reprochai alors : "Votre art est impressionnant, madame, mais... Il s'appuie sur la traitrise et le mensonge !". Et c'était vrai, elle m'avait prise en traitre, en dépit de toute notion de respect et d'honneur qui sied au combat !

Elle me répondit alors : "Vous savez, Cheng Pa, nous les gens de la terre sommes sans cesse traités avec mépris. On nous ment, on nous trahis et nous vole sans cesse. Quand des bandits nous attaquent... C'est nos vies et nos récoltes que l'on veut sauver. Pas notre honneur. C'est à cause d'eux que nous sommes ainsi !"

Elle m'avait donné une leçon. Qui étais-je pour lui faire des reproches ? Elle était ce qu'elle devait être, après tout, et il n'y avait pas de mal à cela. Ces gens survivaient avec les moyens qu'ils avaient, somme toutes comme n'importe quel habitant de ce monde...


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MessagePosté le: Sam 16 Nov - 12:16 (2013)    Sujet du message: Publicité

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Huang Jiao
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Inscrit le: 14 Nov 2013
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MessagePosté le: Mer 11 Déc - 17:19 (2013)    Sujet du message: Journal de Cheng Pa Répondre en citant

Aujourd'hui, au sixième jour de mon séjour dans la forêt de Jade, j'ai mis la main sur de vieux rouleaux d'Histoire Pandarène, alors que je fouillais les archives de cette petite chroniqueuse de village. La pauvre était morte il y à deux semaines de cela, et c'est la peine de ces gens qui m'à fait venir pour leur apporter un peu de baume au coeur. Je n'ai pas l'impression que mes contes et ma cuisine venue du Nord ait beaucoup réjouit les coeurs, mais ils ont au moins compris la sincérité de ma démarche, et m'ont donc donné accès aux archives de cette respectable chroniqueuse de bon coeur.


En toute honnêteté, j'avais déjà lu bon nombre des histoires qui y étaient écrites, mais c'est réellement ces quatre rouleaux qui ont attiré mon attention... Ces rouleaux étaient nommés : "Les Chevaliers des Vertes Forêts", chapitre 1, 6, 9 et 11, et avaient l'air anciens. Ils étaient beaux, en lattes de bambou laquées et blanchies, écrits avec une bonne encre ! Ma lecture fut savoureuse, malgré que ces chapitres épars me laissèrent un sentiment de frustration, mais aussi de peine. Car oui, l'histoire qu'ils contaient étaient sombre et triste !


Plus tard dans la soirée, une étrange femme fit son irruption pour nourrir son yack, un de ces yacks gigantesques dont les grumelots se servent pour franchir les pistes hivernales... Nous parlâmes, et nous en vinrent à ces parchemins. J'acceptai alors de lui céder en échange d'une douzaine de feux d'artifices et de quelques pots d'un excellent baume médicinal. Après tout, la défunte chroniqueuse aurait sans doute voulu que ses histoires traversent le monde, n'est-ce pas ? Bien sûr, j'ai recopié ces histoires sur mon journal, pour être sûr de ne pas en perdre le souvenir...


 
Citation:
 Les Chevaliers des Vertes Forêts, Chapitre 1 : La Fondation
Il fut un temps ou la Pandarie n'était pas en paix. Bien sûr l'on se souviendra des ravages des Mantides et des atrocités des Mogus, mais en d'autres temps... En d'autres temps, c'était les Pandarens qui nuisaient aux Pandarens. L'on oublie souvent ces périodes sombres de notre histoire. La pauvreté ? Un champ trop peu fertile ? Une rancune entre deux familles ? Nul ne sait vraiment comment les Pandarens arrivèrent à nuire sciemment aux Pandarens. Mais c'est arrivé. Ici, l'humble chroniqueur que je suis vous conte l'un des recoins de la grande Histoire, UNE histoire, qui apporta la lumière dans cette époque terne et sombre. Notre histoire comme beaucoup d'histoires se déroule dans la Forêt de Jade. En ces temps difficiles, les villages ne se prêtaient pas main forte : chacun faisait son possible pour survivre, car les pluies torrentielles répétées de plusieurs années consécutives avaient noyé prématurément les récoltes, brisé la terre et inondé les mines. La forêt elle-même était inondée, et l'on devait se déplacer d'arbres en arbres, en cerf-volant ou même avec des chaussures flottantes. Il était devenu trop difficile pour beaucoup de vivre de son propre labeur, et c'est ainsi que certains pandarens en arrivèrent à cette terrible conclusion : S'ils ne pouvaient pas vivre de leurs propres efforts, ils allaient vivre de ceux des autres.

Alors, certains Pandarens se mirent à voler les autres. D'abord seuls, puis en petites bandes de malfrats, jusqu'à enfin devenir de véritables clans de bandits. La situation était telle que certains villages étaient presque les esclaves des grands clans de bandits, menaçants de tuer s'ils ne travaillaient pas pour eux ! Comment des Pandarens, qui avaient connus des siècles d'esclavage, ont pu commètre ces infâmies ? Nul ne le sait. Sans doute étaient-ils corrompus, ou la misère les aveuglaient... Un jour, plusieurs honnêtes villageois en eurent assez. Ces valeureux hommes et femmes se rassemblèrent et se mirent à se défendre contre les bandits. Si leurs premières tentatives furent douloureuses et infructueuses, elles eurent le mérite de faire parler d'eux. Un jour, au petit village de Rosée-du-Soir, en bordure de la grande Vallée, le plus puissant des Clans de bandits vint pour commettre une nouvelle rapine. Mais ils durent s'opposer alors à l'alliance de tous les villages de la Forêt, et des Moines du Monastère de Tian, jusque là impuissants...

Le combat fut brutal, mais la justice fit son oeuvre : les bandits furent défaits, mais les survivants furent contraints de mener une vie honnête et juste, sous peine de subir le funeste sorts de leurs camarades défaits au combat. Et c'est ainsi que les Chevaliers des Vertes Forêts sonnèrent à la fois leur première victoire, et leur fondation. Cet ordre de fermiers, d'artisans, de moines et de guerriers originaires de toute la forêt se mit désormais en chasse des nombreux autres bandits de la Forêt de Jade. Grâce à leurs actions, les villages de toute la Forêt parvinrent à nouveau à se serrer les coudes face à l'oppression des Clans de Bandits, et tous furent vaincus en l'espace de dix années.Tous ? Non... Dans la Forêt de Jade demeurait encore des Bandits, qui inspiraient la peur aux habitants de la Forêt. Leurs masques aux effigies démoniaques, leurs grandes armes et leurs animaux dressés pour la guerre faisaient d'eux une réelle menace pour la paix...


Citation:
 Les Chevaliers des Vertes Forêts, Chapitre 6 : La Chute de la Bannière Noire

Le Clan de la Bannière Noire, insoumis depuis vingt ans, était aujourd'hui acculé au village de Rosée-du-Soir, là ou tout avait commençé trente ans plus tôt. Fung Hua Ling, le Seigneur des Chevaliers des Vertes Forêts, dit alors à Chien Gun, Seigneur du Clan de la Bannière Noire : "Abdiquez : vous êtes fichus. Il ne sert à rien de sacrifier de nouvelles vies ! Trop de sang à déjà coulé ! Votre obstination n'est pas digne d'un Pandaren !". Mais Chien Gun répondit en ordonnant la charge, et tous ses hommes le suivirent. La bataille fut terrible et sanglante, Hang le Maître des bêtes prit quatre-vingt-dix-neuf vies aux Chevaliers des vertes forêts, avec ses guèpes géantes et son terrible mushan de guerre. Zao, détentrice de la Flamme de la Montagne Grise de Kun Lai, prit quatre-vingt-dix-neuf vies aux Chevaliers des vertes forêts, et incendia une partie de la forêt dans la bataille. Et enfin, Chien Gun, le Roi-Bandit, tua à lui seul quatre-vingt-dix-neuf Chevaliers des vertes forêts, ainsi que leur Seigneur Fung Hua Ling.

Finalement, malgré ces grandes pertes, la victoire, amère et accablante, revint aux Chevaliers des Vertes forêts. Chien Bao, la jeune fille de Chien Gun, s'avança dans les flammes et les cadavres, folle de chagrin et de terreur. Elle fut receuillie par les moines du Monastère de Tian, ou elle fut formée à la non agression et à la paix. Les Chevaliers des Vertes Forêts avaient accompli la mission qu'ils s'étaient jurés de mener à bien trente ans plus tôt. Aussi, l'ordre fut dissout, les richesses accumulées repartagées équitablement dans chaque village. On fit également le deuil des innombrables morts en sillonnant toute la Pandarie, puis la vie redevint, enfin, paisible et sereine pour les Pandarens. Voici comment se termine l'Histoire incroyable des Chevaliers des Vertes forêts... Et comment commence celle de Chien Bao, la jeune orpheline....

Citation:

Les Chevaliers des Vertes Forêts, Chapitre 9 : Une Chronique de la Sombre Reine


Une vaste clairière aux allures de valée entre deux forêts luxuriante. Le vent de cette fin de printemps portait avec lui des volutes de pétales de fleurs de cerisier, seul voile entre les deux armées qui se faisaient face.
Chien Bao, la Reine-Bandit, dressée de toute sa fière hauteur sur la pointe d'un roc, dominait de quelques têtes le reste de ses hommes. Son regard froid et plein de fierté s'orientait vers l'autre groupe d'armée, alors qu'un de ses hommes, habillé d'une armure au masque terrifiant et d'un grand sabre, s'approchait d'elle.
_"Dame Chien, l'émissaire apporte la capitulation au nom du Seigneur Ti. Ils proposent de quitter la forêt et même de céder la moitié de leurs biens en échange de la vie sauve." Puis, il ajoute, avec un sourire cruel sous son masque : "Ils ne veulent pas prendre de risques... ils sont terrifiés"
_"Soit. Qu'ils rendent les armes au creux de la vallée et personne ne sera tué. Transmets."
Quelques minutes plus tard, les dizaines de pandarens d'en face déposèrent leurs armes au creux de la vallée. Chien Bao attendit quelques secondes, que les vaincus soient suffisemment loins de leurs armes pour crier :
_"ABBATEZ LES."
Entendant ce cri, les capitulants, désarmés, se mirent à courrir, mais tous tombèrent, noyés sous une pluie de carreaux d'arbalètes, dans d'horribles bruits de chair éclatée. Leurs grosses carcasses tombèrent le nez en avant, quelques petites rivières de sang s'écoulèrent le long de la pente.
Quand le silence revint sur la vallée, elle dit à son lieutenant :
_"Faites égorger les survivants, prenez tout ce que vous pouvez dans leur campement. Et je ne veux pas voir d'enfants livrés à eux même"
_"Qu'en faisons nous ?"
_"Abattez-les, je ne veux pas avoir de survivant revanchard sur les bras."
Quand l'armée de bandits s'éloigna enfin de la vallée, des volutes d'ombres et de fumées s'élevèrent et se perdirent dans les premières obscurités de la nuit... 




Les Chevaliers des Vertes Forêts, Chapitre 11 : Une Chronique de la Sombre Reine


Une nuit, dans un campement de fortune du sommet de Kun Lai, Bao se relaxait dans sa tente, savourant une tasse de thé fumé et des légumes salés. Mais, cette seule détente ne lui suffisait pas. Ces derniers jours furent difficiles, et ses rares besoins féminins devaient être assouvis. Elle fit venir son second, et lui dit d'un ton autoritaire, mais calme, sans même le regarder :
_"Fais quérir Liu Weng."
Le second savait ce qu'elle avait derrière la tête, elle savait qu'il savait, et il savait également qu'il ne fallait pas plaisanter avec cela. Liu Weng était son amant officieux, le seul pandaren ayant parait-il jamais partagé l'intimité de l'exaltée Reine-bandit. Certains disaient qu'elle l'aimait mais ne pouvait se permettre de l'afficher, d'autres pensaient que Liu était simplement celui sur lequel elle avait jeté son dévolu, d'autres encore pensaient qu'elle récompensaient ainsi les meilleurs guerriers, car Liu Weng était le meilleur guerrier des troupes de Bao -exclusivement masculines-.
C'était de toute façon elle qui décidait de la vie, de la mort et de tout le reste sur ses hommes.
Le second acquiesca, disparu de la tente, puis revint plusieurs minutes plus tard, accompagné d'un autre homme, un formidable colosse pandaren aux allures de seigneur de la guerre. Le second salua d'un signe de tête et disparut de la tente, les laissant tranquilles.
La belle Reine, assise sur sa chaise personelle, en robe de chambre en soie ouverte sur un décoleté modéré, accorda un de ses rarissimes sourires à Weng.
_"Te voilà." Elle le détailla avec envie comme à son habitude, puis ajouta : "Viens à moi, je t'attendais..."
Ledit Weng ne rendit pas son sourire et afficha une mine désolée :
_"Bao, je ne suis pas prêt à cela, ce soir, je..."
Elle perdit son sourire et ordonna froidement :
_"Viens à moi, tout de suite."
Il soupira, la regarda et dit :
_"Je ne peux pas."
Le visage de la reine bandit s'assombrit dangereusement, pour grimacer de haine. 
_"C'est cette catin de Chun Miang qui t'as envoûté, c'est ca ?" dit-elle, d'une voix étranglée de haine et de menace. "Je savais que je n'aurais pas du épargner sa vie."
Le pauvre Weng ne savait pas dans quoi il allait se fourrer. Il soupira à nouveau et dit d'un ton se voulant ferme :
_"Je l'aime. Il est hors de question de la tromper."
Bao lui jeta un regard noir, puis lui ordonna de sortir d'un geste de la main.
Pendant la nuit, Weng voulut partir avec sa compagne, pour fuir le courroux de sa Reine. Bao les suivirent de loin, jusqu'à un petit arbre annonçant la croisée de deux chemins, loin de leur campement.
Elle surgit devant eux, et se dirigea froidement vers la pauvre Miang, son sabre en mains. 
_"NON !" cria Weng, interposant son sabre à celui de Bao, la colère se lisant à son visage. "Tu n'auras pas ce que tu désires cette fois !"
Ils battirent le fer pendant plusieurs minutes intenses, puis elle finit par le paralyser d'un violent coup de paume près du coeur. Il tomba à plat ventre, immobile, le visage tourné vers son amour terrifiée.
Celle-ci tenta de fuir, se sachant condamnée si elle restait entre les griffes de la terrible Bao. Mais celle-ci la ratrappa par la main, et la mis à terre sauvagement près de son amant, avant de lui planter son sabre dans les reins. La pandarène hurla, en larmes, ivre de douleur, désormais elle aussi incapable de bouger.
Sous les yeux du pauvre Weng paralysé, elle lui creva les yeux, lui brisa les doigts, lui fit subir un panel de tortures affreuses et brutales jusqu'à ce qu'elle rende son dernier cri de douleur, figée dans la mort avec une expression horrifiée.
Bao observa froidement Weng pleurer jusqu'au lever du soleil, incapable d'émettre le moindre son. Puis elle le traîna près d'une rivière, et l'y jeta, ou il ne tarda pas à se noyer, incapable de bouger.



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